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Pol Fraiture

« Créer la beauté, telle est notre unique mission en dehors de toute considération morale ou sociale.
Une peinture, un dessin, une oeuvre d’art, est toujours un coin de la vie, vu à travers un tempérament, car elle est toujours colorée du temps et de celui qui l’a faite. Victor Hugo a toujours dit : les artistes sont des nuages qui guident les hommes vers l’étoile d’un avenir meilleur. Tandis que Baudelaire écrivait : ils sont des phares, témoins lumineux de la misère des hommes » – Pol.

Prochaine exposition :
01/01/2016 - 31/12/2016

Musée CIVA (Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage), Rue de l’Ermitage 55, Ixelles – 1050 Bruxelles

Pol et sa technique

atelier_picPol Fraiture est né à Bruxelles le 17 décembre 1946.

Il peint depuis l’enfance. Dès ses 13 ans, il remporte plusieurs concours.

A 19 ans, il expose pour la première fois dans une galerie à Namur. Dès 1966, il expose régulièrement, notamment à Bruxelles, Paris, Genève, Amsterdam, Anvers, Namur, Damme, Knokke, Bandol, Nassau ainsi qu’aux U.S.A.

En 1975, il remporte la Médaille d’or au grand Prix du Jury, la Médaille d’argent au grand Prix de la Presse et la Médaille d’argent au grand Prix du Public d’Art pour Tous.

Les expositions de 1976 et 1978 à Genève et de 1980 et 1981 à Paris sont placées respectivement sous les auspices du Consulat Général et de l’Ambassade de Belgique. Il décède à Bruxelles le 8 novembre 1981.

Études

Bruxelles :

• Académie des Beaux-Arts: Arts décoratifs, Dessin, Arts graphiques (Grande Distinction)

Paris :

• Beaux-Arts: Histoire de l’Art

La technique

La peinture de Pol Fraiture révèle un monde caché se dévoilant progressivement lorsqu’on s’en approche. Pour dégager le sujet du fond, l’artiste utilise pour ses peintures à l’huile deux techniques bien distinctes qu’il a développées au fil des années.

D’une couche de fond (le «ciel») étendue sur la toile, il crée le dessin par l’application des couleurs suivant son inspiration.

Ensuite, en creusant les couches superposées à l’aide d’un couteau, il définit les formes qui constituent le sujet du tableau. Enfin, pour dégager le ciel du sujet, il lui ajoute un relief. Il grave son motif dans la couleur fraîche, laissant apparaître dans le fin sillon d’autres couleurs en un contraste étonnant. La toile semble être éclairée de l’intérieur. De loin, ses toiles semblent presque totalement abstraites, de près, on découvre le dessin qui émerge littéralement de la couleur.

Ses tableaux luministes permettent au spectateur de pénétrer dans son monde, d’aller
« plus loin », jusqu’à l’illimité. La vitalité et la sensibilité profonde de l’artiste, toute sa passion, se communiquent ainsi au spectateur qui reste imprégné de cette atmosphère de mystère et de poésie.

Quelques oeuvres

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« Mes tableaux sont un voyage d’exploration. Je ne pars pas des formes, supports d’images, pour réaliser une harmonie formes-couleurs, mais je me laisse emporter par le monde des couleurs avec sa richesse de nuances et de tons. Tandis qu’à l’état de veille, le conscient se laisse solliciter par l’univers des sensations extérieures, ma peinture me fait pénétrer dans la profondeur de cette forêt de richesses insoupçonnées que sont les couleurs. Elles deviennent la véritable source des formes qui surgissent de mon moi profond. Les formes que j’y ressens naissent en moi comme des représentations. C’est tout un univers de sensations qui m’est révélé, que le monde des formes cache souvent. Je vis un rêve éveillé.

Je néglige la représentation des formes qu’apportent les sens – le moi conscient – et pénètre dans l’irréalité des harmonies de couleurs – le moi inconscient – Je découvre alors que les choses sont là sans formes représentées. J’ai quitté l’extériorité apportée par mes sens et l’intellect et aborde l’intériorité du monde secret du moi profond. Le monde des images mentales devient dans mes tableaux la réalité même.

Certains, en regardant mes tableaux, parcourent en un trop court instant un grand nombre de couleurs. Ils ne découvrent pas la vie intérieure du monde des couleurs. Et si je recours encore à l’utilisation graphique de certaines formes (têtes, fleurs, paysages,…), c’est dans le but d’avoir une communication avec le public. Sans cela, il est quasi impossible qu’un grand nombre de personnes découvrent par elles-mêmes ce monde caché de la couleur. » – Pol Fraiture